Tout vient à point qui sait attendre

Samedi avait été plus que décevant côté nippes.Dimanche, lui, sous son beau soleil m’a rendu le sourire.Grâce à un petit tour au Bon Marché et ses TBM, cette petite paire de babies grises de Repetto est devenue mienne. Je ne vous raconte pas comme elles sont confortables : des chaussons ! En rentrant, monsieur Nanikaa m’a demandée si je savais pourquoi on appelait ces chaussures des babies… je me suis trouvée bien bête, bah non je ne savais pas. Vous savez, vous ? Histoire que je fasse ma fiérote !Peu importe, depuis je trotte gaiement, même si j’ai sorti une écharpe aujourd’hui !ps: J’ai aussi craqué pour une paire de bottes de D.Co Copenhagen, mais plus ma taille en stock ! Ce qui est vraiment bizarre c’est que des bottes de cette marque j’en avais vu dans plusieurs endroits la veille, et pas le coup de foudre, alors que je l’avais pourtant eu au 66 et du coup rebelotte, hier au Bon Marché… Complicated girl…

Bredouille girl

Vous vous souvenez la jolie parka portée par la future Clara Sheller, la ravissante et naturelle Zoé Félix, vue et photographiée par une fille comme moi (ou toi) ?
© Copyright Garance Doré.

Et bien…. je ne l’ai pas !! (Soupir)
Je reviens pourtant bien d’h&m, puisqu’on est censé la trouver dans ce temple suédois, où je n’ai pas vu cette parka, mais une autre dans le même genre, bien plus longue et le lien à resserrer à la taille… et bah pas à la taille, mais aux niveaux des cuisses, vraiment coupée bizarre…. Une horreur sur moi ! C’est pas grave, je vais me renouveler le jean Classic Fit que j’ai déjà de chez eux (je connais ma taille comme ça pas de passage en cabines) et le prendre dans une autre teinte. Ah non, on ne fait plus ce modèle me dit la vendeuse.
Après ce double échec, je n’ai pas eu le courage d’aller arpenter un autre magasin un samedi après-midi pour voir s’ils avaient la parka (pas kamikaze non plus !) surtout que j’étais déjà à la recherche d’une paire de chaussures digne de ce nom, et que même chez 58M et au Printemps (pourtant j’ai fait trois fois le tour des stands) : rien, nada.
Je n’ai pas compris où était le problème, je n’ai rien aimé. Talons trop hauts, cuir trop moche, j’étais pas en phase.
Je me suis alors dit, pars donc à la quête d’une éventuelle veste courte comme celles que tu veux depuis le mois dernier, prends de l’avance, les frimas vont bientôt arriver… Même joyeux bordel, le 2e et 3e étage du Printemps plus tard : rien, again.

Voilà, je suis bien déçue maintenant, c’est toujours la même chose, c’est quand on a quelque chose de précis dans la tête qu’on ne trouve rien. C’est bien connu et plus qu’agaçant. C’était juste pas ma journée hein ?
Heureusement je me console avec mon seul et unique achat : une babiole à 4 euros chez les suédois visités en début de journée. Mais, ça compte pas, je suis revenue bredouille quand même !
Rassurez-moi, ça vous arrive parfois de ne rien trouver à votre goût, n’est-ce pas ?

the creme ideale ? peut-etre bien

Souvenez-vous, à une époque (environ dix ans je pense, peut-être plus même) on ne parlait que d’AHA (Alpha Hydroxy acides), c’était la grande mode, un genre de révolution dans le monde des cosmétiques. Du moins pour le grand public. J’avais essayé Turnaround de Clinique, mais je trouvais cette crème trop riche. Depuis ils ont d’ailleurs fait une version light de ce produit phare, très confortable certes, mais les résultats n’ont pas été convainquant sur ma petite peau.
Non, à l’époque, moi j’étais folle de Fruition d’Estée Laudeur. Je ne sais pas si ça vous rappelle quelque chose, un flacon bleu ? Non. Oui ?
Quand je m’en tartinais, j’imaginais tous ces petits extraits de fruits enfermés dans ce flacon et qui renaître et s’activer au simple contact de ma peau. La texture était assez innovante pour l’époque, un genre de sérum, très fluide, une vraie caresse sur la peau. Et en plus ça sentait bonnnnn ! Cette crème avait pour but de lisser, d’exfolier la peau en douceur, de faire disparaître les méchants points noirs et autre défauts. J’en étais bien contente. Et puis, je ne sais pas pourquoi (ah si parce que je suis une fille et que j’aime tester des nouveaux produits), je suis passée à une autre crème, et encore une autre etc. Et le jour où je suis retournée en parfumerie pour me procurer la petite fiole bleu et magique, grosse déception : la vendeuse m’annonce que Fruition n’est plus commercialisé en France, à cause de sa trop grosse concentration de méchants acides de fruits par rapport à la réglementation autorisée (mais toujours dispo aux USA)
Alors oui je sais, il y a toute la gamme Neostrata et Mene Moy en pharmacie si je veux des acides de fruits et un effet peeling léger, mais niveau texture, odeur, et résultats, excusez moi mais j’aimais vraiment bien cette crème…

Et puis, il y a quelque temps j’ai vu partout une nouvelle crème, Idealist d’Estée Lauder s’afficher dans les pages de nos magazines. Même flacon mais on change la couleur, le vert d’eau a pris la place du bleu. Vite, je cours chez Marionnaud pour me procurer quelques échantillons, et je tombe sur une vendeuse bien généreuse qui m’en donne une grosse poignée ! Pas moins de 8 petits carrés, que je découpe à un de leurs coins et qui remplissent un petit pot. J’essaie cette crème et je me dis très rapidement qu’elle est terrible ! Elle a la même texture que Fruition, c’est très agréable, cette caresse, ce voile si doux sur ma peau, j’adore l’effet ! Oui c’est un sérum et il est conseillé de mettre une crème par dessus, mais pour le moment, le grand froid n’étant pas encore là, je me contente de cette unique couche et ma peau adore ! Je me surprends même la journée à effleurer mes joues pour constater que j’ai une super peau de bébé bien veloutée ! Comme cette crème ( »Sérum peau neuve affinant lissant » est son vrai titre) est parfaite, elle n’irrite pas, car elle est toute douce (je me demande même si elle n’hydrate pas un chouia car ma peau ne me tire pas), ne chauffe pas, affine, diminue les pores, lisse, sent bon, matifie, illumine… Je vous jure, je suis bluffée alors que ça fait moins d’une dizaine de jours que je l’utilise… mais j’en viens à cours à présent… zut !
Je vais donc être obligée de banquer (oui c’est le hic, elle n’est vraiment pas donné : 75 euros pour 50 ml) et de m’acheter un flacon, car arrêter du jour au lendemain comme ça alors que je viens de découvrir une perle, ça non !
Je ne peux que vous inviter à passer prendre un ou deux échantillons en parfumerie pour tester, et vous verrez, les résultats sont visibles très rapidement, c’est une simple histoire de jours.

Je vous jure, j’ai pas été payée par le groupe Estée Lauder pour faire les louanges de cette crème, vrai de vrai !

Comment je suis devenue vieille

L’autre jour, en passant chez Sephora, je vois sur le comptoir Flavor. Un magazine, enfin une pile de ce magazine. C’est étrange car je connais ce magazine mais… je ne le connais pas en fait. Je l’ai déjà vu mais jamais il n’a atterri dans mes mains, bizarre moi qui en dévore des magazines pourtant.
La couverture déjà, c’est la stylish Joana Preiss : actrice (abonnée à Paris : Dans Paris, Paris Je t’aime…), chanteuse (lyrique paraît-il), mannequin et égérie (de Nicolas Ghesquière), une vraie bobo girl qui nous énerve un peu, mais qu’on admire beaucoup, et encore plus quand on lit que c’est « La Chloë Sevigny française » ! Oui je suis – un tout petit peu – jalouse, pas vous ? Ces filles qui s’habillent d’un rien, et ont un « style » si facilement alors que nous on met une plombe à être un peu sur notre 31 le matin… Tsss.
Je feuillette ce Flavor et je le trouve vachement bien. Maquette nickel, rubriques sympas (j’aime particulièrement le « In&out shopping » où n’importe quel modeuse peut (un simple email à envoyer) participer et s’afficher sur papier glacé.
Les pubs sont assez présentes (un peu orientées glisse et cie : Oxbow, Roxy, KanaBeach), normal, le mag est gratuit, mais elles restent de qualité. J’y ai même découvert des marques nouvelles (pour moi) comme Nikita : très streetwear, un peu ado sur les bords mais quelques pièces intéressantes quand même (j’ai l’impression de me mettre à la page d’un coup…) ou Wesc : encore une marque de d’jeunes !
Les illustrations sont pas mal aussi. On retrouve les travaux de jeunes illustrateurs (encore une fois je ne les connais pas) : Fanny Fleuriaux (j’ai pas trouvé de site à son nom, mais allez voir page 120 ses petits tubes de mascara !), ou Doris Hemar.
Les séries modes sont pas mal aussi. J’ai même fait la connaissance d’une styliste accessoires Marie Séguy, très talentueuse et j’ai craqué sur un de ses colliers, sauf qu’une fois sur son site, j’ai craqué sur tout…
C’est pas tout, mais j’ai quand même manqué 22 numéros. Sur quelle planète je vis alors ? Je m’en veux d’être passée à côté. La loose. Totale. Sauf que voyez-vous, je ne fais pas partie de la cible, j’ai lu sur internet que Flavor est destiné aux filles de 18-25 ans… merde ! J’en ai 28 ! Mais c’est pas grave, je fais largement 22 ans physiquement, alors je peux le lire !
Collier (vu dans Flavor) extrait du site de Marie Séguy.
© Marie Séguy


Ah oui, pour info Flavor est un bimestriel tiré à 30 00 exemplaires, il est gratuit et diffusé chez Colette, Sephora, Citadium, Agnès b. etc…
www.myspace.com/flavormag