Du baume au cœur
Y a pas que les lèvres qui se glossent à coup de crème de 8 heures, y a le cœur aussi.
Et le mien, ce matin il a été méga servi :
Merci mille fois pour vos gentils mails et commentaires laissés ici, ma journée était plus qu’ensoleillée grâce à vous.
La cerise sur le gâteau ?
J’ai quitté tôt mon bureau ce soir, assez tôt pour observer un paysage comme celui-là, en sortant du métro.
Hop j’ai sorti mon iphone de frimeuse et clic clac pour conserver ce ciel couleur guimauve et ces branches ultra graphiques comme j’aime :
C’est presque rien, mais le cœur en a encore pris un coup.
De bonheur cette fois.
Doux week-end à tous !
J’ai pas l’habitude de parler trop de moi, mais
Comment dire ?
Je suis exténuée.
Je n’ai toujours pas trouvée de nouveau boulot.
J’avais juste oublié à quel point c’était ingrat d’être « chercheuse d’emploi ».
On envoie des mails, on répond à des annonces, et puis rien, ni oui ni non ni merde, aucune réponse, mon cv se retrouve perdu dans les tuyaux, dans les méandres d’internet, ce gros glouton
Alors je ne vous mens pas, la remise en question est immédiate.
En attendant le job du bonheur :
Je me surprends à parler in english, alone, dans les rues de Paris.
Je ne dors pas assez.
Je ne vais plus au ciné et ne rentabilise pas du tout ma carte UGC.
J’ai loupé trop de choses, je ne sais plus comment rattraper mon retard ?
Prendre des vacances et faire unc cure intensive de films ?
J’ai enfin acheté « Un bref instant de romantisme » de la Miranda July chérie que j’adore. Dis Miranda, tu veux pas être ma cop’ ?
Lu quelques pages. J’en parlerai quand j’aurai terminé.
Non non je ne délaisse pas ce blog, mais j’ai juste peu de choses intéressantes à vous raconter.
Enfin si.
Mais non.
Ça s’appelle comment ?
De la fainéantise ?
Hum, pardonnez-moi.
Fatigue je pense.
Je ne parle pas des trois pellicules de Diana développées depuis trois semaines qui prennent la poussière et attendent de se retrouver ici ou ailleurs. Chez Flickr par exemple.
J’écoute beaucoup Jukebox (Cat Power), The Flying Club Cup (Beirut) et un peu Flightsafety (Shannon Wright) : rien de bien original, mais ce sont mes doudous du moment.
Ah oui et aussi je m’habille comme un sac. Je me force le matin à ne pas enfiler des Converse, vraiment je lutte. Enfin sauf le vendredi parce que Friday Wear. Et le dimanche.
Et sinon, malgré tout ça, j’ai le moral. And I mean it. Really. C’est dingue la vie quand même. On se persuade, on se persuade.
Allez c’est rien, heureusement, j’ai un profil plus « agréable » que l’autre !

© Nanikaa
Kumiko is back
© Nanikaa
Je cherchais bêtement sur google « riz japonais sauté ». La veille j’avais gargantuesquement déjeuné au Benkay, et à chaque fois que j’y vais (ce qui reste rare quand même je vous rassure) j’ai des envies de riz sauté : si vous avez déjà goûté celui de ce restaurant, vous comprenez donc pourquoi.
Alors, en prise avec mon ami google, je tombe sur Kumiko et je saute de joie.
Kumiko c’est une japonaise, un temps exilée à Paris. A présent dans son pays. Je l’avais découverte un jour grâce à Glam.
Suivre ses petites histoires, ses bentos, ses petits dessins de ses postures de yoga etc, ça faisait parti d’un de mes petits bonheurs quotidiens.
Et puis Kumiko est partie. De la blogosphère. Comme ça du jour au lendemain.
Et grâce à ce banal riz sauté, je remets la main sur son nouveau blog. Chouette.
Bon et sinon riz sauté se dit « yaki-meshi », j’en ai concocté un dimanche midi, de façon très approximative…
De Martin à Jean
« there is more action to be done to fight aids than to wear this t shirt but it’s a good start. »
Vous vous souvenez de ce slogan ? Martin Margiela avait fait une collection pour APC avec cette phrase sérigraphiée, j’avais 15 ans, j’avais vu ce t-shirt, dans un 20ans j’imagine, puisque c’était ce que je lisais à l’époque. Une commande passée plus tard (merci maman, c’était pas gagné) et j’arborais fièrement mon tshirt APC. J’aimais bien, il intriguait les gens « qu’est-ce qu’il y a d’écrit sur ton t-shirt ? » et comme ma génération est celle où on nous a parlé de sida de sida de sida à outrance, je me sentais du coup impliquée. Impliquée et fashion.
Il y a quelques années je l’ai revendu sur ebay, et maintenant, je le regrette fortement (savez-vous d’ailleurs où je peux remettre la main sur une de ces pièces collectors ?)
Bref, depuis ce tshirt, je reçois le catalogue APC. Deux fois par an. Je ne suis pourtant pas une grosse cliente. C’est toujours trop basique à mon goût. Appréciable tout de même, je l’avoue.
Et je suis ravie de recevoir chaque saison ce petit catalogue blanc : même papier lisse et mat, même format. Même joie que la réception du catalogue de La Redoute (oh la la, la comparaison, ne me fusillez s’il vous plaît !)
Et là, samedi, l’enveloppe APC n’avait déjà pas la même taille. Parce que le duo M/M a repris les choses en main. Un poster qui entoure le catalogue. Couverture tissée jaune d’or. Au cœur du catalogue, inspirations polaroids pour les looks : c’est avec ce procédé la première fois que des humains s’étalent sur les pages catalogue APC, puisque d’habitude, c’est le vêtement et lui seul, à plat qui est mis en valeur.
M/M, c’est qui, c’est quoi ? J’explique brièvement pour ceux qui ne connaîtraient pas ces deux DA que tout le monde s’arrache. De Björk à Biolay pour des clips, de Bjork encore à Daho pour des pochettes d’album, des collaborations avec des artistes (Pierre Huyghe entre autres), ou des marques de luxes (Balenciaga, Vuitton…). Ici vous en saurez plus.
Et dans trois jours vous pourrez aussi voir leur expo « Vision Tenace » à Beaubourg et ce jusqu’au 18 février : petite restrospective de leurs multiples collaborations artisques en 32 posters. J’ai hâte d’y aller.
En attendant de faire un prochain billet sur le contenu de ce catalogue, j’ai reperé très rapidement ce sac et ce collier coquillage. Mouais en plus de ne pas avoir le temps de me pencher dessus, je ne suis pas hyper inspirée… Enfin on en reparlera.
Et sinon je cherche quand même encore à remettre la main sur ce t-shirt. Martin, si tu m’entends, il ne t’en reste pas dans des cartons ?





