Le fourneau

Mardi soir j’ai fêté 8 ans d’amour. Je ne rentrerais pas dans le côté guimauve de cette soirée, mais comme chaque année, pour marquer le coup (et rassasier nos appétits gourmands), on se fait un très bon restaurant avec mon amoureux.

C’est en repensant aux chefs qui étaient présents pour le Fooding à New York qu’on s’est décidés pour Fogón, le restaurant gastronomique espagnol tenu par le chef Alberto Herráiz.
Pour le dîner, va falloir imaginer car je n’ai pas pris de photos. Fermez les yeux, imaginez la chaleur, un verre de sangria dans la main, ça parle espagnol autour, c’est bon vous y êtes ? J’y ai donc mangé une entrée de petits tapas très chics (limande aux légumes, caille à l’escabèche et topinambour farci), une délicieuse paella aux légumes et langoustines (un riz incroyablement bon) et des tapas sucrés (crème catalane, crème aux marrons, et une mini galette à l’orange, d’où la mini-couronne trop mignonne, le tout accompagné de son petit verre de vin sucré). Et une bonne bouteille de Borsao pour vraiment se mettre dans l’ambiance.

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Et c’est aussi lors de cette soirée qu’on a décrété que 2010 serait l’année du miam. Fini l’italien du coin ou la brasserie improvisée pour les soirs sans inspiration. Dorénavant, on met de côté l’argent dépensé lors de ces soirées « j’ai trop la flemme de cuisiner, viens on sort« , et chaque mois on se fait un TRES bon resto. Pas forcément un truc cher, mais surtout un bon restaurant , un sur lequel on lorgne depuis plusieurs mois et qui est toujours complet quand on appelle à la dernière minute… On s’organise donc (pour une fois), et on va commencer à se planifier nos 11 prochains dîners découvertes. La Bigarrade, Kitchen Galerie, Le Chateaubriand, Guilo Guilo, Spring (qui va bientôt rouvrir si je me souviens bien de ce que le monsieur nous avait dit à La Table 28) sont les quelques premiers lieux de la liste.

Je ne sais pas si on arrivera à tenir notre pacte gourmand, rendez-vous dans un an pour un debrief.
Des adresses à me conseiller d’ailleurs ?

Fogón, 45 quai des Grands Augustins, 75006 Paris
01 43 54 31 33

Tout ce qui est petit est mignon

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J’ai eu beaucoup de livres à Noël, surtout de cuisine. Celui-là est un de mes préférés. Mini pâtisseries maison de Orathay Souksisavanh et Vania Nickolcic.
Toutes deux sont amies depuis longtemps (l’une travaille auprès de plusieurs chefs, l’autre est graphiste). Ensemble,
elles ont fourni un travail incroyable pour réaliser ce bouquin sur toutes ces mini-choses qui nous font fondre quand on passe devant une pâtisserie. On a quand même moins de remords grâce à elles, car tout est en modèle réduit, petit, mini ou en bouchées. Les petits choux, les petites meringues, les moelleux, les tartelettes, les shortbread ou les dômes…

Les photos, accompagnant les recettes, de Deirdre Rooney sont sublimes. J’aimerais bien un jour réussir à faire des photos culinaires comme elle en a le talent.

Autre point super positif : la typo. Bon pour vous c’est peut-être rien, mais la Filosofia, moi je l’aime d’amour cette typo. (Merci à Zuzana Licko, grande dame de chez Emigre à qui ont doit — les plus connues — Mr Eaves, Triplex ou encore Matrix.)

(Petit clin d’œil du coup à Alice Litscher qui a réalisé le graphisme du livre pour le choix de cette typo)

Et cherry on the cake (ce livre a juste été conçu pour moi je crois), ils ont pensé à tout : des petits patrons pour faire de mignonnes petites boîtes pour offrir ou présenter vos créations gourmandes.

Pendant que j’écris ce billet, mes mini-meringues françaises (oui car il y a là une différence avec celle des italiennes, différentes des nôtres voyez-vous, mais la recette y est aussi, pas d’inquiétude) sont dans le four. La suite au prochain numéro…

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Mini pâtisseries maison, de Orathay Souksisavanh et Vania Nickolcic, éd. Marabout.

Etoiles sucrées

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Ça fait plusieurs Noël que je fais ces gâteaux appelés Zimtsterne originaires de l’Est (Alsace, Autriche, Allemagne…).
Après maintes essais, j’ai mixé différentes recettes pour frôler la perfection. Ne les laissez pas sous les yeux des gourmands, ils deviennent fous ! Et le goût ? Moi ça me fait terriblement penser aux calissons en plus parfumé.
Et on les mange avec quoi ? Avec tout ! Seuls, au petit-déj, thé, café… Moi c’est avec mon decaf-soy-latte que je les préfère. Comme cococerise, j’ai depuis quelques mois l’outil magique qui permet de faire une mousse comme dans les rêves. Je n’ai pas la même technique qu’elle (je fais d’abord chauffer mon lait de soja, quelques tours de magie plus tard, grâce au mousseur, une mousse légère apparaît, et seulement à ce moment-là je verse mon café dessus) mais le résultat est sûrement semblable.

Pour ceux qu’ils veulent essayer de confectionner ces petites étoiles sucrées, voici ma recette :

3 blancs d’œufs
250 g de sucre glace
extrait de vanille
350 g d’amandes en poudre
cannelle en poudre
jus de citron + zeste

Monter les œufs en neige bien ferme
Ajouter le sucre glace et la vanille
Mettre 1/4 de cette préparation de côté pour plus tard
Dans les 3/4 restant ajouter le zeste et le jus d’1/2 citron, les amandes et la cannelle (suivant les goûts, moi je suis du genre à en mettre 1 bonne cuillerée à soupe)
Former une boule et l’aplatir grossièrement avec les mains sur une feuille de papier sulfurisé
Mettre au frigo 30 minutes minimum
Étaler la pâte au rouleau (astuce : enroulez-le de papier sulfurisé) en gardant une épaisseur d’un bon centimètre
Utiliser vos plus beaux emporte-pièces et déposez vos étoiles (ronds, carrés, cœurs…) sur du papier sulfurisé
Badigeonnez-les de la préparation mise de côté précédemment
Laisser reposer une heure
Cuire 10 à 15 min à four tiède (150-180°C) suivant la puissance de votre four, surtout ne pas laisser dorer la meringue, le dessus doit rester blanc ou légèrement beige, les gâteaux eux restent tendres

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Comme là-bas

Le week-end dernier, j’avais envie d’un bon bagel pour terminer ma barquette sacrée de Philadephia, alors je me suis mise à en faire.
J’ai toujours pensé que c’était un exercice périlleux car je savais qu’on les cuisait dans l’eau. En fait, ils barbotent à peine une minute, et après, au four ! Rien d’insurmontable donc.

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J’ai mélangé deux recettes pour obtenir la mienne. Celle d’Auntie Jo et celle du blog de Cœur d’Artichaut. Comme il y a pas mal d’étapes, j’ai croqué vite fait ces dernières, et puis après je me suis dit que je pourrais les reprendre au propre et vous en faire profiter. Mon rêve serait de faire cela pour toutes mes petites recettes chéries… J’ai du pain sur la planche (et c’est le cas de le dire !)

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Au final, j’étais plutôt fière de leur allure et de leur goût qui m’ont rappelé quelques souvenirs américains.